Éduquer ces enfants, ce n’est pas si simple !

Qu'est-ce que l'éducation positive ? Comment les parents d'aujourd'hui éduquent-ils leurs enfants ?

Qu’est-ce que l’éducation positive ?

Définition de l’éducation positive

Ce qu’on appelle éducation positive ou bienveillante se distingue de l’éducation classique dans le sens où elle encourage l’enfant plutôt que de le punir. Elle l’aide à aimer et à respecter les règles plutôt qu’à les lui imposer par la force.

Elle s’appuie sur de récentes recherches en neurosciences qui ont prouvé que l’éducation positive joue un rôle dans le développement du cerveau.

En effet, la partie du cerveau où a lieu l’apprentissage et le développement de la mémoire appelé l’hippocampe s’élargit dans certaines situations comme la bienveillance et les encouragements.

Ces sentiments sécrètent des hormones : l’ocytocine (hormone de l’amour), la dopamine (hormone de la motivation), les endorphines (hormone qui contribue au bien-être) et enfin la sérotonine (hormone de la bonne humeur).

En effet, toutes ces hormones ont pour seul effet d’apaiser les enfants et de les rendre plus attentifs.

Les études ont prouvé, qu’à l’inverse, le stress avait pour effet d’altérer l’hippocampe en sécrétant une hormone appelée le cortisol qui va stimuler la partie du cerveau appelée amygdale, le siège de la peur.

Ainsi, l’hippocampe va alors perdre du volume et l’enfant ne sera plus capable d’apprendre, d’écouter ou même de penser.

L’éducation positive est un système très choisie par les parents de nos jours !

Le développement d’une région cérébrale, l’amygdale, et de ses connexions au reste du cerveau avant l’âge de deux ans prédit les aptitudes émotionnelles et cognitives ultérieures des enfants. La mise en place de l'éducation positive est importante à cet âge là.

Quels sont les bases de l’éducation positive ?

Les parents ont généralement reçu une éducation très classique voire stricte. Elle est basée sur l’autorité et le respect des règles. Elle est à l’opposée de l’éducation bienveillante qui est basée sur la communication non-violente. Tout passe alors par des sourires, des encouragements et une attitude positive envers les enfants.

La communication non-violente

La but de la communication non-violente (CNV) est d’instaurer une relation basée sur l’empathie et la positivité. C’est un outil de communication verbale qui préserve la relation parents-enfants dans le respect.

Lorsqu’on est parents, on a tendance à utiliser des mots blessants quand on parle à nos enfants. En effet, la fatigue et la routine poussent à bout certains parents ! Ils peuvent s’en prendre à leurs enfants après une longue journée de travail par exemple.

la communication non-violente joue un rôle primordial dans l'éducation positive

Rôle de la CNV dans l’éducation positive

Toutes les critiques, les jugements et autres paroles blessantes vont nuire à l’estime qu’à l’enfant de lui-même. En effet, en utilisant la communication non-violente, les parents doivent rester objectifs et bienveillant.

Marshal Rosenberg disait : « l’objectif de la communication non-violente n’est pas de changer les autres et leurs comportements afin d’obtenir ce que nous voulons. Mais d’établir des relations fondées sur la sincérité et l’empathie, qui, finalement, satisferont les besoins de chacun. »

En conclusion, la communication non-violente est adapté à l’éducation positive. En effet, elle aide à construire et à préserver la relation avec nos enfants. Changer de mode de communication prend du temps ! Il faut s’armer de patience et de bienveillance.

Marshall Rosenberg a choisi la girafe comme symbole de la Communication non-violente dans l'éducation positive.

Pratique de l’éducation positive

Selon Haïm Ginott, pédopsychologue et psychothérapeute dans son livre « Entre parent et enfant », il faut allier fermeté et bienveillance en respectant quelques points essentiels :

  • Ecouter : quand un climat de confiance est installé, les enfants peuvent s’exprimer sans peur.
  • Ne pas nier et ne pas contester ce que l’enfant ressent : exprimer du respect pour l’opinion de son enfant.
  • Guider : quand l’enfant rencontre un problème, il faut l’identifier et l’aider à trouver une solution.
  • Complimenter : pas besoin de passer par des récompenses, il suffit d’exprimer sa gratitude sincèrement.
  • Accorder de l’autonomie : laisser l’enfant prendre des décisions dans certains domaines, c’est lui donner la conviction qu’il est important et compétent.
  • Poser des limites aux actes : les comportements destructeurs ne doivent pas être tolérés. On ne laissera jamais l’enfant taper ou insulter un adulte ou un enfant.

Qu'est-ce que l'éducation positive ? Est-ce la nouvelle manière d'éduquer les enfants afin qu'ils grandissent correctement ?

Est-ce que cela marche vraiment ?

Certains pays comme la Hollande, la Finlande et le Danemark ont intégré l’éducation positive à leurs systèmes éducatifs.

Les enfants issus de ces pays sont considérés comme les enfants les plus heureux du monde.

Toutes les situations de joie sont bénéfiques à l’enfant car ils permettent à son cerveau de se développer correctement. L’éducation classique contrairement à l’éducation positive aura tendance à ralentir son développement.

Alors bien sûr, nous ne pouvons pas changer notre comportement du jour au lendemain, il faut du temps, de la patience et surtout il faut apprendre à être épanouis et bienveillant.

Le principe de l’éducation positive est de faire en sorte que le monde aille mieux ! Sans haine, ni malveillance et avec des relations empathiques dans le respect mutuel.

Est-ce une erreur ?

Bien évidemment, comme expliqué plus haut, l’éducation positive ne rime pas avec laxisme. Il faut des règles pour que les enfants aient des limites.

Sans cela, au lieu de rendre les enfants plus épanouis, ils risqueraient de rencontrer des problèmes que ce soit dans l’adolescence ou même dans leurs vies d’adultes.

Il est important de rappeler qu’avoir une ligne de conduite est sécurisant pour les enfants.

Avoir un enfant surdoué

Les enfants surdoués sont généralement des enfants calmes, réfléchis mais également très enthousiastes et passionnés par ceux qui les interessent. La mise en place de l'éducation positive les aide à avoir confiance en eux.

Qu’est-ce qui définit un enfant surdoué ?

Tous les enfants ne naissent pas égaux et certains d’entre eux naissent avec une intelligence supérieure et sont en avance par rapport aux enfants de leurs âges.

Pour qualifier un enfant de surdoué, il faut tenir compte du résultat au test du quotient intellectuel qui doit être supérieur à 140 mais également un test qui révèle un talent créatif dans un ou plusieurs domaines.

Trois facteurs sont essentiels pour qu’un enfant soit qualifié de surdoué : l’aptitude intellectuelle, la créativité et l’engagement. La créativité est une combinaison de caractéristiques telles que la flexibilité et la curiosité. L’engagement repose sur la motivation envers un domaine de connaissance particulier.

C’est la synthèse de ces trois facteurs qui est nécessaire pour désigner la douance d’un enfant.

Etre un enfant surdoué ne veut pas forcément dire avoir d'excellentes notes à l'école. La plupart des enfants surdoués ont des problèmes ou sont en échec scolaire. La mise en place de l'éducation positive dès le plus jeune âge les aide à prendre confiance en eux.

Caractéristiques d’un enfant surdoué

Les signes d’une intelligence supérieure sont détectables très tôt. En effet, on peut remarquer chez certains bébés un regard intense et scrutateur.

Ces enfants se font également distingués par leurs goûts sans limites pour les connaissances dans plusieurs domaines, ont une mémoire extraordinaire et apprennent très vite.

Généralement, un enfant surdoué sur deux apprend à lire avant même d’être scolarisé. Pourtant, la réussite scolaire n’est pas systématique. La plupart des enfants surdoué présentent des troubles du comportement, ils peuvent être hyperactifs ou fainéants parce qu’ils sont souvent impatients du fait que l’enseignement ne va pas assez vite.

Les enfants surdoués sont demandeurs de beaucoup d’attention car ils ont un grand manque de confiance en eux. Ils se sentent différents de leurs camarades et ne partagent pas les mêmes centres d’intérêts. Ils sont reconnaissables également par une grande capacité d’empathie et une hypersensibilité qui rendent ces enfants parfois vulnérable.

Il est impératif de laisser aux enfants de l’espace et le temps dont ils ont besoin, sans trop les stimuler. Ils font respecter leurs différences sans oublier que ce ne sont que des enfants !

Les adultes surdoués

Dotés de capacités cognitives exceptionnelles, les adultes surdoués éprouvent néanmoins souvent un sentiment de décalage par rapport à leur entourage. La mise en place de l'éducation positive dès l'enfant pourra les aider à prendre confiance en eux.

En prenant de l’âge, les aptitudes exceptionnelles de ces enfants vont se développer.

Une grande partie d’entre eux peuvent même sombrer dans une dépression et ne pourront pas accepter leurs différences. En effet, le décalage entre la maturité liée à l’âge et l’immaturité liée à l’esprit peut entraîner des frustrations et de grandes souffrances psychologiques.

D’après Lebovici, « les surdoués présentent souvent une névrose de caractère avec des symptômes d’ordre obsessionnel qu’ils tolèrent bien, mais avec lesquels ils torturent leur entourage et seraient déprimés de façon chronique. L’angoisse absorberait une grande partie de leur énergie, devant leur incapacité à se réaliser, et ce malgré les possibilités dont ils sont dotés. »

L’adulte surdoué, comme l’enfant doit apprendre à vivre avec ce que certains qualifie de don. L’acceptation aide à mieux vivre avec ces capacités exceptionnelles. Il ne faut pas vivre avec comme si c’était une source de souffrance mais plutôt comme une source d’épanouissement.

Le harcèlement scolaire, qu’est-ce que c’est ?

Le harcèlement scolaire est un fléau pour l'éducation positive de nos enfants ! La seule manière d'arriver à éradiquer ce phénomène est d'en parler !

Que ce soit à l’école ou au lycée, le harcèlement scolaire touche de nombreux élèves avec des degrés plus ou moins graves.

Le harcèlement est une violence répétée et continue sur une longue période par un ou plusieurs élèves à l’encontre d’un autre. Cette violence peut être verbale, physique ou psychologique.

C’est quand un élève est insulté, menacé ou battu à plusieurs reprises, on parle de harcèlement.

Il n’est pas facile de reconnaître qu’un enfant est victime de harcèlement.  Les enfants se chamaillent beaucoup dans la cour de récré et la limite entre ses petites disputes et le harcèlement est très mince.

Bien souvent, les enfants victimes de harcèlement ne veulent pas en parler à leurs parents ou à leurs instituteurs par peur de représailles de la part des harceleurs.

Alors comment reconnaît-on le harcèlement ? Comment en venir à bout ? Et quelles peuvent être les conséquences sur sa vie d’adulte ?

La phobie scolaire

Si du jour au lendemain, votre enfant ne veut plus aller à l’école, a du mal à se lever le matin, s’il a envie de rester à la maison. S’il a l’habitude d’aller seul à l’école, il peut vous demander de l’accompagner et de le récupérer le soir.

La phobie scolaire est une peur irrationnelle qui empêche l'enfant ou l'adolescent d'aller à l'école. Grâce à l'éducation positive, l'enfant prend plus confiance en lui et pourra surmonter cette phobie.

La fatigue et les troubles du comportements

La peur d’aller à l’école et de subir les maltraitances peuvent avoir des répercussions sur sa santé. En effet, votre enfant peut avoir des maux de ventre, des nausées, être angoissé ou encore faire des cauchemars. L’enfant peut inverser ce mal-être est devenir le contraire de ce qu’il est à l’école. A la maison, il peut être agité, agressif voire même violent.

L’échec scolaire

La plupart du temps, la distraction et le manque de concentration sont des symptômes du harcèlement scolaire. Souvent, leurs environnements les perturbent. Généralement, ils se sentent en danger.

Cet endroit, normalement censé le protéger devient un endroit dangereux où il se sent menacé !

Egalement, il sera souvent en retard ou absent car il voudra éviter ces harceleurs.

L'échec scolaire, un des principaux symptômes de la douance d'un enfant. L'éducation positive l'aiderait à prendre confiance en lui.

L’isolement

S’il se sent harcelé, l’enfant aura tendance à jouer seul et à trouver refuge dans des endroits fermés comme les toilettes ou à la bibliothèque.

De même, il évitera de fréquenter les endroits où il y a une forte concentration d’élèves tels que la cantine.

La violence

Si son corps est couvert de bleus, il vous dira qu’il est tombé tout seul. De même s’il a perdu son cartable ou si son matériel cassé il en prendra la responsabilité.

Le harcèlement scolaire est un véritable fléau. Plusieurs psychologues déclarent que si l'éducation positive est installée dès le plus jeune âge, l'enfant serait plus armé à se défendre contre ses harceleurs.

Quelles sont les conséquences du harcèlement scolaire ?

Le harcèlement peut avoir de graves conséquences sociales, physiques et psychologiques que ce soit à court terme ou sur le long terme.

L’école est le lieu où l’enfant doit se sentir protégé et épanoui. En effet, lorsqu’il subit un harcèlement, l’école devient un lieu où il se sent en danger. La menace est permanente et cela affecte son développement au quotidien.

Outre les difficultés liées à la scolarité, l’enfant peut développer des troubles post-traumatiques qui peuvent nuire à son épanouissement et se traduit souvent par des problèmes dermatologiques (eczéma, chute de cheveux) et des problèmes de santé liés au poids.

Témoignage d’une enfant subissant le harcèlement scolaire ici.

La contribution des parents

Tous les enfants ne sont pas égaux. Ainsi, l’estime et la confiance en soi est très importante et les parents y contribuent grandement !

En effet, un enfant valorisé, qui a confiance en lui arrivera à faire face à ses harceleurs et à se défendre. Au contraire, un enfant qui manque de confiance en lui, aura tendance à croire que ses agresseurs ont raison de l’humilier.

Le cyber-harcèlement

Avec les réseaux sociaux et les nouveaux moyens de communications, le harcèlement scolaire prend une nouvelle forme avec le cyber-harcèlement.

Que ce soit avec des commentaires ou des messages, les harceleurs nuisent psychologiquement les victimes.

Le cyber-harcèlement, le nouveau mode d'harcèlement scolaire. Les réseaux sociaux peuvent être dangereux pour l'éducation positive des enfants.

Comment faire pour s’en sortir ?

De manière générale, il faut rester attentif aux changements de comportements de votre enfant !

En effet, la communication et la valorisation sont les principaux comportement à adopter. Afin d’aider vos enfants à venir à bout de ce harcèlement qui les blessent physiquement et psychologiquement.

L’enfant doit comprendre qu’il peut compter sur ses parents et qu’ils sont là pour l’aider, le soutenir et faire les démarches pour que le harcèlement s’arrête.

Ne pas hésiter à consulter un spécialiste si votre enfant ne veut pas en parler avec vous. Une personne extérieure au cercle familiale ne portera pas de jugement et sera objectif dans sa manière de gérer la crise.

Un adolescent à la maison

La crise d’adolescence, qu’est-ce que c’est ?

L’ensemble des troubles psychologiques se produisant pendant cette tranche d’âge est appelé « crise d’adolescence ». L’adolescent passe par plusieurs comportements excessifs et complexes tels que les sautes d’humeur ou encore l’opposition à l’autorité parentale.

Les crises d'adolescences sont normales et tous les adolescents passent par là ! Ils se cherchent et souhaitent s'affirmer. Le plus important est l'écoute et l'éducation positive

Comment gérer un adolescent à la maison ?

L’adolescence est la période de croissance et de développement qui se situe entre l’enfance et l’âge adulte, entre 10 et 19 ans. Elle représente une période de transition dans la vie et se caractérise par un rythme important de croissance et de changement.

L’aspect physique et biologique est la principale caractéristique de ce changement. L’apparition de la puberté marque le passage entre l’enfance et l’âge adulte.

Outre ces changements physiques, l’aspect psychologique prend une place essentielle dans la construction de l’adulte en devenir.

La crise d'adolescence peut ne pas être violente si la base est l'éducation positive

Comment gérer une crise d’adolescence ?

Les parents doivent être attentifs et à l’écoute pendant cette période de turbulences.

Premièrement, il est important de fixer des limites. Il ne faut pas hésiter à réagir quand il le faut. En effet, ce n’est pas parce qu’il passe par une période difficile qu’il doit se sentir impuni.

Ensuite, il est primordial de rester à l’écoute de votre adolescent. Le punir ne signifie pas que vous devez l’ignorer. Prêter une oreille attentive à ses besoins, savoir ce dont il manque et ce qu’il souhaite.

De plus, votre enfant a besoin de votre attention et de votre soutien.

Enfin, respecter son intimité ! Par exemple frapper à la porte de sa chambre et attendez qu’il vous permette d’y entrer. C’est un signe de respect et que vous le considérez comme un adulte et plus comme un enfant.

La crise d'adolescence, période de turbulence entre les parents et les enfants. L'éducation positive évite des crises trop sévères.

N’essayez pas d’être parfait !

Il faut reconnaître que vous pouvez vous retrouver démuni face à votre adolescent et ne pas savoir comment vous comporter.

De ce fait, il est normal pour vous de faire des erreurs ! Cependant, le plus important est de les reconnaître et de vous faire aider par des professionnels si vous en ressentez le besoin.

Tout est une question de patience

Dans la grande majorité des cas, cette crise se passe bien. Gardez en tête que ce n’est qu’une phase qui prendra fin rapidement.

Si votre adolescent présente des symptômes comme l’échec scolaire, la tristesse ou l’enfermement, il est alors important de consulter des spécialistes.

Ils vous aideront à passer cette étape en douceur sans que cela ne s’aggrave.

Les sources utilisées :

 

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